mardi 13 octobre 2009
Eclaireur
Esprits visionnaires
Rares sont les moments où Saya se sent transportée par un univers créatif au point d’en perdre la notion du temps…
Pénétrant dans la dernière boutique l’Eclaireur – inaugurée la semaine dernière -, elle découvre une arche composée d’un entrelacs de lamelles de bois qui se contorsionnent en une tonnelle abstraite. Installation imaginée par le génial Arne Quinze, elle renferme son propre mouvement de torsion : se muant en une aérienne volute, elle semble comme aspirée par les profondeurs de la boutique. Un prologue à s’aventurer plus amont.
« C’est le lieu dont nous rêvions. Notre luxe est de pouvoir aller à chaque fois un peu plus loin. Sans rapport avec ce qui existe déjà. Susciter la recherche, la relation, la surprise. Marquer la différence en trouvant l’expression juste du moment », expliquent Armand et Martine Hadida.
Création ex-nihilo, la boutique se dévide comme une succession de pièces entièrement customisées : si l’œil s’aventure à la découverte d’une multitude de niches et de quelque 147 écrans plats sur lesquels seront bientôt projetés des courts-métrages, les murs dessinent quant à eux leur propre géométrie dans l’espace. Composés de plaques d’aluminium, de carton, de bois et de polystyrène, ils sont rigidifiés à l’aide d’une couche de peinture de carrosserie beige aux reflets champagne. L’assemblage, selon Arne Quinze, est un Art.
« Ce n’et pas un magasin, c’est une expérience. Ce projet est la mise en forme d’un rêve, d’une intention nourrie d’émotions, d’histoire, de mémoire, comme un conte dans lequel chacun pourra, je l’espère, retrouver un peu de lui-même », ponctue Arne Quinze.
Une odyssée rare à l’échelle mondiale, qui révèle L’Eclaireur comme l’un des acteurs phare de la planète mode. Et redonne à Paris toutes ses lettres de noblesse créatives.
L’Eclaireur, 40 rue de Sévigné – Paris IVe